Durant les années 80, il y eu de vrais hits en shonen Manga : Dragon Ball, City Hunter, .. Un titre de cette époque est actuellement en train de passer inaperçu en France, pourtant auréolé d’un véritable prestige. Je veux parler de…
DRAGON QUEST » LA QUÊTE DE DAI »
Résumé : Depuis la fin de la guerre contre le Roi du Mal, les monstres vivent en harmonie sur l’île de Dremline. Seul humain parmi eux, Dai, un jeune orphelin, rêve de devenir un grand héros tandis que son « grand-père » le destine à la carrière de mage. Pourtant, un jour tout bascule ! Les monstres semblent devenir fous, les cieux s’assombrissent. Autant de signes qui ne trompent pas : Le Roi du Mal serait-il de retour ?
Sortie en première édition en 1996 chez feu, « J’AI LU BD » sous le nom de sa franchise animé passé sur TF1 dans le Club Dorothée « FLY », il aura fallu plus de 10 ans pour redécouvrir une nouvelle édition, chez Tonkam cette fois-ci, avec une nouvelle traduction et un habillage reprenant le vrai titre et sous-titre.
Mais en quoi ce manga pourrait être culte ? Tout simplement parce qu’il se loge au même niveau d’excellence que Dragon Ball. Son dessinateur Koji Hinada est d’ailleurs un ancien élève d’ Akira Toriyama. Cela se sent dans les premiers tomes, avec des personnages très « Toriyamaesque » (précisons que le papa de Dragon Ball est le Character Designer officieldes jeux Dragon Quest) mais l’auteur s’affirme petit à petit avec un style plus personnel, tout en restant dans un dessin proche de la franchise.
« La quête de Dai » est un grand Shonen. Il y utilise toute les ficelles (feuilletonnant, enfants au père inconnu qui doit surmonter son passé, des pouvoirs qu’il acquiert petit à petit,…), mais est surtout mis en valeur par un scénario digne des plus grands jeux de la saga DQ, et des personnages c

harismatiques, du plus insignifiant au plus horrible. Et surtout les valeurs chevaleresques transpirent à chaque page de combats, tandis que chaque héros de cette saga, se permet de prendre de l’épaisseur là où l’on ne l’attend pas.Les retournements de situations sont légions et des « Boss » originaux font preuves d’ingéniosités pour abattre la bravoure de nos héros. Mais ce qui est bon dans ce manga, c’est que les « méchants » ne sont pas juste des « méchants », ils ont une histoire, un vécu torturé et souvent nous verrons un ennemi se retourner contre son maître, subjugué par la force intérieur de Dai, Maam, Pop, Crocodin,… mais souvent aussi ils sacrifieront leurs destinées.
Dragon Quest est pour moi du même niveau que Dragon Ball. Un manga qui ne galvaude pas son titre de « culte » dans le mémorial des meilleurs Shonen du 20e siècle.
Passer à côté de ce titre serait une grave erreur, celui de laisser de côté un manga qui vous prendra au tripes, vous fera battre votre cœur à la chamade tant l’action est rondement mené, parfois pleurer (ce n’est pas souvent dans un shonen). Pour ceux qui ont connu la série télé, vous y trouverez la suite… en 36 tomes, 36 tomes de bonheur shonen absolu.
DRAGON QUEST – La Quête de Dai se doit de se trouver dans votre mangathèque…Sûrement…Inévitablement.




(5/5)

DRAGON QUEST -DAI NO DAIBOKEN- © 1989 by Riku Sanjo/Koji Inada/Yuji Horii/SHUEISHA Inc.

